Lauw
au pays de la Doller

Des origines à nos jours…

 

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C’est en 1400 que le nom du village apparaît pour la première fois sous la dénomination « ÖWEN ». Mais sa toponymie évoluera pour devenir AUW en 1482 et LAUW en 1775, patronyme qu’il retrouvera définitivement en 1945 après la libération de l’occupation allemande.

Il est intéressant de noter que « LAUW » a trouvé ses racines dans l’expression germanique « AUE » qui signifie « prairie humide ». Cette désinence explique certainement en partie le caractère humide de notre site que les sources, étangs et autres ruissellements nourrissent naturellement.

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En tout état de cause, LAUW est fille de la Doller, sur les bords de laquelle se sont édifiées les premières habitations, à la faveur de l’ouverture du cours d’eau qui, sorti des derniers contreforts vosgiens, se prépare à épouser la plaine d’Alsace sur notre territoire.

D’un point de vue topographique, notre village est resté ce carrefour entre avant et haute vallée de la Doller, entre Haut-Rhin et Territoire de Belfort.

Une réalité symbolisée depuis 2005 par le rond-point central qui propose chacune de ces orientations avec une autre symbolique, celle de l’eau offerte pour créer et générer la Vie.

Annexe de l’Abbaye puis de la Seigneurie de MASEVAUX, LAUW a été fortement marqué par sa position de village-frontière de 1870 à 1914 et de 1940 à 1944, l’ancienne douane devenue habitation privée existant toujours en direction de BELFORT.

Avant d’être libéré le 27 novembre 1944 par le 4ème Régiment de Tirailleurs Marocains, LAUW fut sévèrement touché par les tirs d’artillerie et de nombreuses maisons ainsi que l’église furent endommagées, voire détruites.

Dans les années 1800, LAUW possédait deux moulins, une taillanderie, une forge et quelques tissages à bras à domicile.

En 1857, fut implanté un tissage puis une filature. Cet établissement connu ses heures de gloire en créant une cité ouvrière et en employant jusqu’à 250 ouvriers. Il ferma en 1956 pour accueillir plus tard différentes menuiseries industrielles. Il existe toujours et, depuis 1991, a été repris par une entité qui produit des conduits électriques.

Situé sur le champ de fracture secondaire-tertiaire, le site possède un sous-sol riche en calcaire, grès, grauwacke et argile.

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Les nombreuses carrières ont été abandonnées après la 2ème guerre mondiale, une dernière, celle du « Buchberg » traitait encore l’extraction ces dernières années.

Les armoiries d’or à la roue dentée de sable évoquent l’industrie locale, l’enclume y figurant rappelle l’attribut de St Eloi auquel est dédiée la paroisse catholique.